J'ai attrapé une maladie vieille comme l'humanité et contre laquelle n'existe, à ce jour, aucun remède. Ceux qui ont été épargnés en sourient, parfois s'en gaussent. Ils ont tort. Elle parait en effet anodine, négligeable, divertissante. Elle est insidieuse et exigeante. Elle ne laisse aucun répit. Elle n'admet aucun rival. Elle exige qu'on lui sacrifie beaucoup de temps, d'émotions, d'énergie, une grande partie de ses économies, son corps et, qui sait, son âme. Elle peut faire autant de bien que de mal. Elle déteste les paresseux . Elle est effrayante et magnifique. Il arrive qu'on en meurt. C'est la fièvre du cheval.